10/02/2017

Smartphone, e-mails, Internet: Nous subissons l'emprise du numérique

Bien qu’à peine 25 années se soient environ écoulées, ni l’évolution ni la diffusion de tous ces gadgets technologiques ne peut être stoppée.

De: Brigitte Miller   Imprimer Partager   Commenter  

Brigitte Miller

Brigitte Miller est auteure indépendante et journaliste. Elle écrit depuis 1990 pour des maisons d’éditions renommées et pour des portails en ligne au plan national et international sur les thématiques du management, de la gestion du personnel, de la gestion du temps, de la créativité et du management personnel. Dans ses articles, outre les nombreux conseils et expériences tirés de ses conversations et de ses interviews, elle nous livre aussi ses jugements personnels, fruit de son activité professionnelle. Elle fait preuve à cet égard d’une grande ouverture d’esprit, influencée par deux idées fondamentales: «On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve» (Héraclite) et «Ce qui hier était juste ne l’est plus nécessairement aujourd’hui. Les problèmes d’aujourd’hui viennent des solutions d’hier», Peter Senge elle aspire à découvrir toujours plus d’options concrètes inédites permettant de dépasser ses limites personnelles – et d’enrichir ainsi sa propre existence.

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Smartphone, e-mails, Internet

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Smartphone, e-mails, Internet

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a pronostiqué que les appareils mobiles de communication atteindront un chiffre global de sept milliards pour l’année 2014. Le nombre de téléphones mobiles approche donc le nombre d’habitants de notre planète (7,1 milliards d’habitants). Toutefois, 96% des marchés internationaux étant déjà fournis en appareils, la baisse des ventes s’amplifie de façon spectaculaire.

Cette évolution est plus lente en ce qui concerne Internet. Selon l’UIT, l’approvisionnement actuel de la population mondiale est de 41% – 2/3 de la population mondiale est ainsi offline. Le taux d’approvisionnement est de 16% en Afrique, de 33% en Asie et de 77% en Europe – variable d’un pays européen à l’autre. En 2012

  • 85% de la population suisse disposaient d’un accès privé à Internet. A l’automne 2013, 81% de la population utilisaient régulièrement Internet (quotidiennement ou plusieurs fois par semaine).
  • 79% des foyers autrichiens étaient équipés d’un accès à Internet. 88% utilisaient Internet pour se procurer des informations, 57% pour la banque en ligne, 46% pour discuter en ligne ou poster des messages sur les réseaux sociaux.
  • 82% des Allemands possédaient un accès à Internet. 91% utilisaient cet accès pour l’échange d’e-mails, 89% pour la recherche d’informations, 50% pour les réseaux sociaux et 20% pour la recherche d’emploi.

Le monde numérique étend donc son emprise sur les pays occidentaux. Dans bien des cas, cette emprise a déjà perverti les esprits. Dans son livre (Facebook macht blöd, blind und erfolglos, Edition Orell Füssli, 2013, p. 158), Anitra Eggler en fait aussi le constat: beaucoup déclament «leur vérité» presque à la façon des Mantras: «Si tu n’es pas présent(e) sur le Net, alors tu n’existes pas». Accorderait-on quelque crédit à cette croyance – difficile de la définir autrement – les 2/3 de la population mondiale n’auraient donc aucune existence.

Conseil pratique Si vous êtes vous-même persuadé(e) que cette croyance correspond à une réalité, faites alors ce simple test: pincez-vous bien fort le bras. Était-ce douloureux? Alors, c’est que vous existez bel et bien! – que vous soyez sur le Net, que vous possédiez ou non un profil Facebook, Xing ou LinkedIn. A l’avenir, interrogez-vous sur de telles assertions n’engendrant que le stress mais qui ne contribuent en aucune manière à votre qualité de vie.

Cette rapide évolution pose tout de même une question: Pourquoi nous laissons-nous prendre à ce jeu? D’une part, comme précédemment décrit, l’accessibilité facilitée aux équipements technologiques a participé à leur diffusion dans toutes les couches sociales. D’autre part – et ceci est déterminant – chacun voit dans ces avancées technologiques la matérialisation de ses espoirs et de ses attentes:

  • être plus mobile dans son travail;
  • se libérer des contraintes de l’espace et du temps en matière de communication;
  • un plus de démocratie;
  • entrer aisément en contact avec ses semblables dans le monde entier;
  • travailler et faire de la recherche en réseau;
  • régler collectivement les problèmes mondiaux;
  • activer l’intelligence et la créativité collective (Crowdsourcing et Crowdfunding);
  • etc., etc., etc. …

Jaron Lanier résume ainsi les visions liées à cette évolution: «A l’époque, lorsque les réseaux numériques firent leur apparition, il me sembla ainsi qu’à mes collègues, qu’ils ouvraient une nouvelle dimension dans un nouveau jeu. Cette technologie s’adapte en permanence aux erreurs et aux points faibles en les contournant. Ce serait donc très difficile – telle était à l’époque notre opinion – de dominer un réseau numérique. Les réseaux numériques ont pu opérer comme des caisses de résonnance qu’il est impossible de réduire au silence!» (Jaron Lanier, «Wem gehört die Zukunft?» Edition Hoffmann und Campe, 2014, p. 15 ou, dans la version française, «Internet: qui possède notre futur aux Editions Le pommier»).

Bien que le rêve lucide de Lanier ait développé de nombreuses faces cachées (voir les conséquences), les tambours continuent de résonner. Sur le Net, chaque seconde

  • 50 000 likes et 11 407 postings sont générés sur Facebook.
  • 5700 tweets sont publiés.
  • 2 heures de matériel vidéo sont téléchargés sur YouTube.
  • 3 402 778 e-mails sont envoyés.
  • 4608 recherches sont lancées sur Google.
  • 219 907 messages sont envoyés sur WhatsApp.
  • 23 blogs sont publiés sur WordPress.
  • 10 nouvelles pages sont ouvertes sur le Web.
  • 60 photos sont diffusées sur Instagram.

Un besoin de communiquer quasi irrépressible qui enthousiasme: «Enfin nous avons l’occasion de nous connecter et d’échanger dans le monde entier», mais qui étourdit aussi: «Quand, comment et où puis-je lire toutes ces informations, les sélectionner, les cliquer, les recommander et les échanger? » Et, immanquablement une question s’insinue dans les esprits: «Les moyens modernes de communication sont-ils un bienfait ou une malédiction?» La seule réponse est: «Ni l’un ni l’autre. Ils sont les deux à la fois.»

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