27/06/2014

Trois impératifs comptables: Liquidité, rentabilité et carnet de commandes

Pour atteindre vos objectifs, trois impératifs comptables sont requis.

De: Heike Eberle   Imprimer Partager   Commenter  

Heike Eberle

Heike Eberle, née en 1967, est une cheffe d’entreprise, une animatrice et une auteure passionnée. Elle est engagée depuis douze ans dans sa propre entreprise de construction qui, malgré bien des turbulences, obtient de bons résultats. C’est bien là une preuve incontestable de force mentale. Elle sait que seules les personnes profondément équilibrées surmontent les turbulences externes. Elle est entre-temps considérée comme une spécialiste de la construction. Son implication, corps et âme au sein de l’entreprise familiale, la pousse à transmettre ses acquis sous forme de trainings et de conseils aux entreprises ouvertes et désireuses d’évoluer. Personne très active, elle est heureuse de pouvoir faire bouger les lignes et de faire avancer les choses. Elle aime la lecture, joue au tennis, blogue, fait du jogging, surfe sur Internet et enrichit ainsi ses connaissances jour après jour.

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Trois impératifs comptables

Trois impératifs comptables

En tant qu’investisseur, vous le savez bien: au moment de décider d’un investissement, vous vous trouvez dans une situation de conflit entre plusieurs de vos objectifs. Vous aimeriez que votre investissement donne un bon rendement, que vous puissiez en disposer en tout temps, et qu’il soit par-dessus le marché sûr, n’est-ce pas?

Ne vous faites pas d’illusions! Vous devrez la plupart du temps renoncer au moins à l’un de vos critères. On n’a jamais vu un investissement à taux fixe donner des rendements élevés, ou à l’inverse, des investissements très spéculatifs ne pas présenter de risques. Dans ce domaine, les trois impératifs comptables que sont la rentabilité, les liquidités et la sécurité forment un triangle magique: plus vous favorisez un critère, plus vous devrez faire l’impasse sur un autre.

Transposons ce triangle magique aux objectifs de votre entreprise. Y retrouve-t-on cette tension entre les différents objectifs? Pour une entreprise, le principe de base est le suivant: sa survie dépend de trois paramètres, soit des liquidités suffisantes, un rendement raisonnable du capital et un bon carnet de commandes (ou une croissance de celui-ci).

Disposer de liquidités signifie pouvoir toujours honorer à temps ses engagements financiers. Un retour sur investissement raisonnable génère d’importants gains pour l’entreprise. Cela ne peut se faire que grâce à une forte capacité et à un carnet de commandes très bien garni.

Les trois impératifs comptables sous la loupe

Dans l’idéal, les trois impératifs comptables vont dans la même direction: un bon volume de mandats donne des revenus satisfaisants, qui génèrent suffisamment de liquidités.

Mais dans les faits, il en va tout autrement.

1. Conflit d’objectifs: bon carnet de commandes – bonne rentabilité – liquidités insuffisantes

Une entreprise dont le carnet de commandes est rempli, et dont le travail est rentable, n’a pas forcément suffisamment de liquidités à disposition.

Toutes les entreprises connaissent cette situation: elles doivent honorer toutes sortes d’engagements financiers, et ceci, chaque semaine. Elles doivent payer salaires et traitements, charges sociales, impôts et fournisseurs à échéances fixes, chose pour laquelle il faut disposer de liquidités suffisantes.

Dans cette situation, des paiements extraordinaires tels que les treizièmes salaires ou des retraites d’entreprise peuvent faire basculer une firme vers un manque de liquidités.

La situation des liquidités devient tragique également lorsque plusieurs clients sont en retard dans leurs paiements ou qu’un gros client disparaît.

Dans ces cas, il y a la plupart du temps eu une planification défaillante des liquidités. Une entreprise doit planifier semaine après semaine ses flux financiers et prévoir ses besoins de liquidités. A quelle fréquence faites-vous cette planification?

La priorité absolue est donc d’établir régulièrement une planification des liquidités et de gérer au plus près les sommes dues non encore entrées.

Règle no 1: sans liquidités rien ne va, les liquidités ont la priorité absolue, elles passent avant la rentabilité.

2. Conflit d’objectifs: carnet de commandes remplis – mauvaise rentabilité – liquidités en diminution

La guerre des rabais est actuellement à l’ordre du jour. Mais les actions spéciales sont de vrais fossoyeurs pour le rendement et les liquidités. Il n’est pas rare que l’on remplisse le carnet de commandes seulement pour occuper le personnel.

On entre alors dans une spirale fatale, qui à long terme peut être très néfaste pour l’entreprise, et amène avec elle une cascade de conséquences négatives:

  • les mandats ne couvrent pas les frais – le chiffre d’affaires obtenu est inférieur aux coûts – les affaires ne sont pas rentables – l’entreprise enregistre des pertes.
  • les entrées ne couvrent pas les dépenses – moins d’entrées financières – difficultés de liquidités. Ne vous laissez pas tenter par la guerre des rabais! A court terme, accepter un mandat non rentable peut certes remédier à un carnet de commandes peu rempli, mais à long terme, c’est l’échec programmé.

Règle no 2: les mandats non rentables se répercutent de manière négative sur les liquidités quelques mois plus tard.

3. Conflit d’objectifs: carnet de commandes dégarni – bonne rentabilité – liquidités insuffisantes

Le carnet de commandes d’une entreprise connaît des hauts et des bas. Rien de plus normal que ces variations. Un entrepreneur est donc parfois contraint, lorsque les mandats se font rares, de recourir au chômage partiel. D’un côté, le chômage partiel engendre des coûts pour l’entreprise. D’un autre côté, il a toutefois un avantage, puisqu’il permet d’écrémer, soit d’accepter les meilleurs mandats et de refuser les commandes peu ou pas rentables.

On se trouve alors dans un réel conflit d’objectifs. Mais n’oubliez jamais qu’un chômage partiel de longue durée nuit à l’état d’esprit au sein de l’entreprise, et fait ralentir les mouvements de fonds en raison du manque d’entrées.

Ne recourez donc au chômage partiel que lorsque vous ne pouvez pas faire autrement!

Règle no 3: sans mandats, pas d’entrées. Les mouvements de fonds doivent se faire, même si le carnet de commandes est dégarni, sans quoi les liquidités en souffrent.

Pour résumer: comme vous le voyez, une entreprise doit travailler sur plusieurs vis en même temps pour rester sur le marché. La parfaite constellation est toujours d’avoir des mandats qui génèrent des gains, et dont les factures sont payées dans les délais.

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