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Supply Chain Finance: Comment atteindre le niveau optimal de Working Capital

La perspective de Working Capital Management (WCM) peut être étendue à la Supply Chain via la Supply Chain Finance. Les nouvelles solutions permettent non seulement d’améliorer les ratios du bilan et les coûts de financement, mais elles contribuent également à placer le Working Capital à un niveau optimal. Cet article souligne la nécessité de disposer d’un WCM global et donne aux responsables financiers des impulsions concrètes en vue d’améliorer leurs actifs circulants nets.

27/08/2021 De: Philipp Wetzl
Supply Chain Finance

Il y a peu de thèmes financiers dans l’entreprise qui touchent autant de fonctions différentes que celui des actifs circulants nets (Working Capital Management). C’est la raison pour laquelle le contrôle du WCM est une tâche à long terme qui nécessite un ancrage profond et stratégique dans l’entreprise. L’essentiel est de définir les relations envers les fournisseurs et les clients afin d’atteindre les objectifs entrepreneuriaux visés. Dans la pratique de l’entreprise, il ne suffit pas de comparer les conflits internes WCM entre les différents domaines de l’entreprise, mais aussi ceux qui existent avec les partenaires de la chaîne de création de valeur. Il faut éviter de procéder à des améliorations unilatérales et peu coopératives de Working Capital telles que l’allongement et la réduction systématiques des objectifs de paiement étant donné ceux-ci sont dégagés aux frais du partenaire de Supply Chain antérieur ou postérieur. C’est ce qui découle de l’étude WCM du Supply Chain Finance Labs (SCF Labs) de l’Université de St. Gall (voir par exemple Hofmann & Wetzel 2018; Hofmann & Wetzel 2019).                                                                          

Une analyse liée au réseau du cycle de Cash-to-Cash (cycle C2C) relative à la Supply Chain de différentes entreprises figurant au Swiss Performance Index (SPI) illustre par exemple, dans le temps, l’importance d’un principe coopératif de WCM1. Concrètement, les résultats de l’étude du SCF Labs indiquent que les mesures WCM des entreprises suisses du SPI ont un effet quantitatif sur leurs clients et leurs fournisseurs sous forme d’effets du transfert. En 2015, par exemple, le cycle C2C des 5 premiers clients des entreprises considérées du SPI avait augmenté en moyenne de 16%.

Simultanément, le cycle C2C du partenaire antérieur de la Supply Chain a diminué de 11% à 2% en comparaison avec l’année précédente. Ces effets de transmission peuvent être imputés essentiellement à la mise croissante en réseau des marchés et à une concentration élevée des fournisseurs et des clients. Il découle ainsi de l’étude WCM 2018 que, au sein des entreprises interrogées, en moyenne 80% des frais d’acquisition sont générés par 14% de la base totale des fournisseurs. On constate une situation similaire du côté des ventes: 80% du chiffre d’affaires est dégagé sur une moyenne de 19% de la base totale des clients (Hofmann & Wetzel 2018).

Trouver l’équilibre optimal

Les effets de transfert WCM relatif à la Supply Chain renforcent la nécessité de considérer de manière globale les actifs circulants. Car, en cas de réduction unilatérale des actifs circulants, la liaison relative de capitaux chez les clients et chez les fournisseurs augmente par opposition. Le risque est donc que ces derniers soient alors confrontés à une raréfaction en termes de liquidités et que cela détériore les relations commerciales à long terme.

Si l’on compare la performance des entreprises aux cycles C2C des entreprises suisses du SPI, on voit que les entreprises qui dégagent un cycle C2C légèrement positif recourent de la manière la plus efficace à leur Working Capital. Il semble exister une relation de type U inversé entre la performance de l’entreprise calculée sous forme approximative par le Return on Capital Employed (ROCE) et le cycle C2C (en jours). Les résultats de l’étude confirment ainsi qu’un niveau optimal existe en termes d’actifs circulants, qu’il compense les effets positifs et négatifs et qu’il maximise simultanément la performance de l’entreprise. Ce qui est important de comprendre, c’est que le niveau optimal spécifique à l’entreprise dépend, en termes d’actifs circulants, de différents vecteurs et facteurs d’influence tels que les caractéristiques du secteur.

En outre, ce résultat implique qu’une réduction des actifs circulants nets a un effet positif sur la performance de l’entreprise que jusqu’à un certain niveau. Si le «seuil» du niveau optimal n’est pas enfoncé (le cycle C2C sera ainsi fortement réduit), il semble qu’une réduction supplémentaire du Working Capital a un effet négatif sur la performance. Cette l’identification suit la réflexion de la règle d’or du bilan selon laquelle la durée d’immobilisation du capital et la durée du financement doivent être coordonnées l’une avec l’autre (financement adéquat en termes de délais).

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