La politesse: Un peu de courtoisie dans un monde de brute!
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EN BREF
La politesse au travail ne se résume pas à des rituels aristocratiques désuets, mais constitue un socle essentiel pour la réussite et le respect mutuel. Elle exige un équilibre subtil entre proximité et distance, une communication adaptée à la situation et le refus de l'hypocrisie au profit de la vérité bienveillante. En Suisse, les bonnes manières se traduisent par la ponctualité, le respect de la sphère privée et une gestion diplomatique des relations hiérarchiques, notamment dans le choix du tutoiement ou du vouvoiement.
À retenir:
- La politesse est un gage de respect et facilite la communication efficace.
- Le respect de la sphère personnelle et de la distance physique est primordial.
- Dire ses quatre vérités sans tact relève de l'égoïsme et non de la franchise.
- La hiérarchie décide qui propose le « tu » ou le « vous » en milieu professionnel.
- La ponctualité et la fiabilité sont des marqueurs de courtoisie essentiels.

Aides de travail appropriées
Comment appliquer les règles de politesse et de courtoisie dans le monde professionnel suisse ?
Une mauvaise conduite est un signe de négligence. La ponctualité, la communication sous ses diverses formes, la maîtrise de la technologie moderne comme les smartphones et autres et le bon équilibre entre proximité et distance montrent à quel point on est poli et respectueux de l’autre. Celui qui s’approche trop de quelqu’un viole sa sphère personnelle et son droit à l’indépendance. Cette erreur rend impossible une communication efficace.
La politesse n’a rien à voir avec l’hypocrisie ou le mensonge
Il est souvent bien plus courtois d’atténuer quelque peu certains faits ou de ne communiquer qu’une partie de vérité. Dire à quelqu’un ses quatre vérités n’est pas poli. C’est un manque de considération et une marque d’égoïsme.
La manière adéquate de frapper à la porte est simple. Dans les espaces ouverts, on ne doit jamais frapper. Devant une porte fermée, on frappe, on attend la réponse et ensuite on entre. Devant une porte entrouverte ou grande ouverte, on frappe brièvement et on entre dans la pièce. Si l’on voit l’interlocuteur occupé à téléphoner, on attend un signe ou on se retire pour revenir plus tard.
Quelle vérité peut-on supporter? Il y a un moyen très simple de le trouver. Mettez-vous à la place de l’autre. Supporterais-je de m’entendre dire toute la vérité? En serais-je content? Ou préfèrerais-je faire l’autruche?
D’un collaborateur, on sent aux premiers mots la mauvaise haleine. S’il ne saisit pas l’allusion lorsque vous lui offrez des bonbons, parlez-en avec lui tranquillement mais clairement en tête à tête. Commencez la discussion par quelques remarques positives et parlez-lui ensuite du problème. La critique doit se limiter à ce point, en aucun cas on ne procédera à une critique générale de sa personnalité.
Tu ou Vous? Et comment?
Le tutoiement entre les collaborateurs est plus commun qu’une trentaine d’années en arrière. Pourtant, on tend à retourner au vouvoiement. Certes, le tutoiement crée une atmosphère décontractée et de grande familiarité. Mais le maintien d’une certaine distance entre collaborateurs peut aussi être agréable. La voie du compromis – «Pierre, donnez-moi donc s’il-vous-plaît le dossier.» – est aujourd’hui très à la mode. Dans des situations de tutoiement/vouvoiement confuses, par exemple lors d’une prise de fonction, il est préférable de s’enquérir des bons usages.
Prudence: vous (deuxième personne du pluriel) n’est pas le pluriel de Vous. Dans la phrase «c’est intéressant pour vous», on tutoie tous ceux du groupe. Le pluriel de «Vous», c’est «Vous»..
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Voulez-vous me tutoyer?
La hiérarchie décide, qui propose le «Tu» à qui. Ainsi, c’est le chef qui propose à la collaboratrice, à l’employé ou à l’apprenti le «Tu». Mais il ne devrait pas renoncer sans accord réciproque au «Vous» habituel, parce que cela peut être perçu comme une marque de mépris.
Beaucoup aimeraient tutoyer tout le monde. Certains escomptent même des avantages de ce tutoiement et se permettent davantage une fois qu’ils tutoient quelqu’un. Il est donc important de réfléchir à l’avance à la manière de refuser un tutoiement importun. Quand on ne doit pas réagir dans le feu de l’action, on trouve toujours l’attitude adéquate, que ce soit le «tu» ou le «vous», c’est à vous de choisir.
Checklist pratique
- Respectez la ponctualité pour tous vos rendez-vous et appels.
- Frappez à la porte fermée et attendez l'autorisation avant d'entrer.
- Adaptez votre langage (tutoiement/vouvoiement) à la hiérarchie et au contexte.
- Évitez de pénétrer la sphère personnelle de vos collaborateurs sans invitation.
- Abordez les problèmes délicats (ex: hygiène) en tête-à-tête avec bienveillance.
- Utilisez la règle de l'empathie avant de dire une vérité difficile.
- Ne critiquez jamais la personnalité, concentrez-vous sur le fait précis.
- Gérez diplomatiquement les demandes de tutoiement non souhaitées.
- Ne confondez pas le « vous » pluriel avec le vouvoiement de politesse.
- Rappelez-vous que la politesse est une philosophie de vie durable.
Le tutoiement sur le lieu de travail
Parfois, après une soirée d’entreprise, les lendemains de fête sont délicats. Les scènes de fraternité irréfléchies vécues la veille provoquent un gros doute sur la manière d’aborder cette nouvelle situation au quotidien. Il convient d’agir si le «Tu» est à la longue plutôt un facteur perturbant dans l’activité professionnelle qu’il ne la facilite. Mieux vaut alors en parler sans attendre.
Le fait qu’une personne ne veuille pas répondre à une proposition de tutoiement peut devenir une situation délicate. Cela demande alors de la diplomatie – de la part des deux parties. On peut se tirer d’affaire sans trop de dégâts par l’utilisation d’une formule du type: «Votre proposition m’honore. Et je serais ravi que nous passions plus tard, dans un cadre approprié, au «Tu». Cela fait partie de mes principes de ne pas précipiter une telle décision. Laissez-moi s’il vous plaît encore un peu de temps».
Les broutilles s’accumulent. Des fautes d’inattention – un remerciement oublié – ou un manque de fiabilité – un appel téléphonique oublié – laissent toujours une trace indélébile. La politesse est un style de vie et une philosophie de vie éloquente.
FAQ: La politesse
Qui doit initier le passage au tutoiement en entreprise ?
C'est la personne hiérarchiquement supérieure qui propose le « tu » à son collaborateur, employé ou apprenti. Le supérieur ne doit pas renoncer au « vous » habituel sans un accord réciproque clair.
Comment réagir si un collaborateur me tutoie de manière inappropriée ?
Il est préférable de répondre avec diplomatie et fermeté, par exemple en expliquant que l'on préfère attendre un moment plus approprié ou en rappelant ses principes de ne pas précipiter une telle décision, tout en restant courtois.
Faut-il toujours dire toute la vérité à ses collègues ?
Non. La politesse consiste à atténuer certains faits ou à ne communiquer qu'une partie de la vérité si celle-ci est blessante. On doit se mettre à la place de l'autre et se demander si l'on supporterait d'entendre la vérité brute.
Quelle est la règle pour frapper à une porte dans un bureau ?
Dans les espaces ouverts, on ne frappe jamais. Devant une porte fermée, on frappe, on attend la réponse et on entre. Devant une porte entrouverte, on frappe brièvement avant d'entrer. Si l'interlocuteur est au téléphone, on attend un signe ou on se retire.
Comment gérer les suites d'une soirée d'entreprise où le tutoiement a été utilisé ?
Si le « tu » devient perturbant le lendemain, il est préférable d'en parler sans attendre. On peut rétablir le vouvoiement en expliquant que l'on souhaite conserver une certaine distance professionnelle pour le bon déroulement du travail.