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Compétences mises en œuvre: Comment traduire les connaissances acquises en actions concrètes

Participer à un séminaire induit immanquablement une réflexion sur la manière dont vous ou vos collaborateurs allez mettre en œuvre les connaissances acquises. Quel est votre niveau de compétence de mise en œuvre et comment pouvez-vous la renforcer afin de transférer dans la pratique quotidienne les nouvelles expériences et connaissances?

01/10/2021 De: Matthias K. Hettl
Compétences mises en œuvre

«Comment autant d’inputs (littérature, séminaire, training, …) de transfert de savoir s’insèrent-ils, autrement dit comment les conseils, les techniques et les méthodes sont-elles appliqués dans son propre quotidien professionnel?»

Voici comment renforcer votre compétence de mise en œuvre

Afin que la valorisation pratique de nouvelles expériences et connaissances vous soit plus aisée, considérez de plus près le côté «cérébral» de la compétence de mise en œuvre.

Le principal conseil pour augmenter la compétence de mise en œuvre est le suivant: «N’attendez pas pour mettre en œuvre de nouvelles idées! Faites-le tout de suite et tenez bon!»

La règle dite des 72 heures stipule que les nouvelles connaissances acquises doivent être traduites en action dans les 72 heures si l’on veut avoir une chance de les voir mises en œuvre. Si tel n’est pas le cas, la probabilité qu’il ne se passe rien est de 99 à 1. Autrement dit, il faut élaborer un plan d’action concret et le lancer.

Si vous entreprenez donc quelque chose, mettez-le d’abord par écrit et «faites les premiers pas» dans les trois jours qui suivent, afin de réaliser votre projet. Puisez dans votre motivation à faire et/ou à changer quelque chose et ne le remettez pas à plus tard.

Ce que fait le cerveau lors de la mise en œuvre

Notre cerveau n’est pas fait a priori pour penser, mais pour assurer la survie de notre organisme. Et qu’est ce que cela a à voir avec les compétences mises en œuvre de nos expériences? Il faut savoir aussi que le manque de compétence de mise en œuvre n’a, dans la plupart des cas, aucun arrière-plan cognitif.

Certains sont assez intelligents pour identifier les chances qui se trouvent dans un répertoire de comportement étendu ou modifié. Ou pour comprendre que, par exemple, l’on est moins en forme lorsqu’on consomme une pizza ou un fast food le soir. Ou qui n’ont absolument aucun problème avec l’infirmation selon laquelle l’alcool, la drogue ou d’autres formes de dérivatifs ne résolvent aucun problème mais plutôt qu’ils en créent.

La volonté est déterminante

Il y en a néanmoins suffisamment qui partagent leur repas avec leur famille ou leurs amis et qui, le soir, boivent régulièrement deux bières. On peut tout changer à tout moment si on le veut, prétendent-ils, mais ils ne le font jamais.

Comment notre cerveau nous aide-t-il à mettre en pratique notre compétence de mise en œuvre? En termes simples, notre cerveau évalue les expériences que nous faisons en «disant»: «c’est positif pour moi (= l’organisme)» ou «c’est négatif, les conséquences sont néfastes.»

Une expérience de pensée

Supposons que vous voulez transférer dans votre quotidien professionnel une chose importante que vous avez lue dans un livre ou que vous avez entendue dans une émission de télévision. Vous pensez que cela est tout à fait judicieux et va même dans le sens des objectifs que vous avez définis.

Vous vous y mettez donc. Le soir, vous couchez sur le papier les connaissances acquises durant la journée ou, le matin, vous allez courir encore un peu avant d’aller au travail. Mais ce soir, ça ne va pas car vous avez des invités. Il sera trop tard pour vous mettre à écrire et par chance il peut dehors; et ça va certainement continuer demain matin. Vous remarquez quelque chose?

Non? Alors il en va autrement en ce qui vous concerne: vous enfilez vos chaussures de course le matin suivant, alors même qu’il pleut et qu’il fait froid. Et votre cerveau de «penser»: il y a quelque chose qui cloche, le lit est encore tout chaud et cette idée est perçue comme quelques chose de positif et d’agréable, alors que je suis en train de courir sous la pluie et que je dois dépenser plus d’énergie pour avoir chaud, souffler plus fort pour soutenir mon effort, etc. L’expérience sera perçue comme une expérience difficile et désagréable.

Vous revenez trempé à la maison et on vous demande: «Alors, c’était comment?» Vous êtes un peu énervé et cette expérience sera elle aussi perçue comme négative. Si vous aviez préféré rester à la maison, vous n’auriez pas dû entendre cela. Votre réponse: «Bon, il faut bien que l’‘on’ fasse quelque chose …» Vous remarquez quelque chose?

Compétences mises en œuvre

Tirez ici un bilan tout à fait subjectif pour cette question de compétence de mise en œuvre: la croissance est l’un de nos besoins élémentaires. Il existe très peu de personnes qui ne veulent «plus» avoir, posséder, voir ou expérimenter (quelle qu’en soit la direction).

Veillez donc, pour augmenter votre compétence de mise en œuvre, à faire régulièrement de nouvelles expériences et acquérir de nouvelles connaissances dans les domaines qui sont particulièrement importants à vos yeux. Non pas parce que vous pouvez le faire, parce que vous le voulez!

Faites tout ce qu’il faut pour que les expériences réalisées soient perçues positivement par votre cerveau. Une chose n’est pas bonne ou mauvaise en soi. Ce n’est que notre appréciation qui la rend telle ou telle.

Un petit exemple

Une étude a été réalisée dans un hôpital américain avec des agents d’entretien en surpoids, étude qui portait sur leur compétence de mise en œuvre. Le groupe A a été informé que le simple fait de travailler sollicitait leur corps et qu’ils perdraient du poids. Cette information n’a pas été donnée au groupe B. Il existe une étude comparable dans une clinique pour un «programme de perte de poids» complet. Les participants étaient des personnes contraintes par la caissemaladie et des personnes en surpoids qui devaient payer elles-mêmes les coûts.

Qui croyez-vous a le plus perdu de poids, les agents d’entretien du groupe A ou ceux qui payaient eux-mêmes. Ce fut ces derniers!

Pas à pas

Nos attentes et représentations jouent un rôle important dans le changement des habitudes établies. Permettez-nous toutefois de préciser ici qu’il vaut mieux parfois en faire moins que trop!

Quel que soit le niveau auquel vous fixez la «fréquence de changement», vous devriez vous demander s’il ne vaut pas mieux mettre en œuvre un à cinq points au maximum, au lieu de dresser une longue liste de changements soidisant «à effectuer impérativement» et que vous ne cessez de renvoyer à plus tard.

Même les petits pas vous permettront d’atteindre votre objectif!

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