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Prévenir le stress: Trois niveaux de prévention

N’attendez surtout pas que votre stress vous «prenne en otage». Engagez-vous le plus tôt possible sur une voie – sorte de prophylaxie du stress – qui ne lui laisse que peu de chance de se manifester.

17/03/2022 De: Brigitte Miller
Prévenir le stress

Work-Life-Balance

Trop souvent, malheureusement, un déséquilibre intérieur – aussi dans l’équilibre vie privée/vie professionnelle (Work-Life-Balance) – permet à ses propres mécanismes de stress de se propager sans difficulté. Mettez donc en place une prophylaxie personnelle du stress. Appliquez-la au niveau mental, émotionnel et corporel. Les exercices suivants sont une sollicitation et une incitation à déconnecter vos amplificateurs de stress et à connecter vos réducteurs de stress.

Prévenir le stress au niveau mental

L’analyse de votre situation de stress vous a fait prendre conscience de certaines choses – entre autre que bien des schémas de pensées intérieures se sont révélés être des amplificateurs de stress. De tels schémas de pensées font partie de vous. Vous pouvez les transformer et les éliminer aussi, mais ils resteront toujours présents en vous. Il est donc probable que vous soyez confronté(e) à ce genre de situation – peut-être conséquente à une grande fatigue –, dans laquelle ces schémas de pensée se réactivent instantanément et automatiquement.

Les impulsions intérieures amplifiant le stress – tels les incitateurs internes – vous conduisent en règle générale à réagir selon un processus bien précis. Ces réactions, vous le savez par expérience, renforcent trop souvent votre sentiment de stress – et par voie de conséquence vos symptômes.

Ainsi, maintes alternatives pour résoudre un problème nécessitent un changement de programmation mentale, ou peut-être souhaiteriez- vous plutôt neutraliser une croyance en la transformant ou bien renforcer des ressources jusqu’ici rarement utilisées (comme le «savoir dire non»). Bien qu’alors vous acceptiez mentalement la rationalité des mesures de réduction du stress à prendre, vous en arrivez malgré tout à un refus émotionnel: «Vous ne croyez pas pouvoir appliquer cette alternative quand cela s’avèrera nécessaire.» Il est donc nécessaire de bien ancrer les pensées réductrices de stress grâce à sa respiration.

Prévenir le stress au niveau émotionnel

Vos sentiments jouent un rôle important dans la gestion du stress. Car ils influencent tout naturellement votre impression de stress. Ainsi, une situation dans laquelle vous vous sentez stressé(e) peut déclencher en vous des sentiments d’angoisse qui, à leur tour, amplifient votre stress, du fait que par exemple vous pouvez arriver à la conclusion suivante: «J’ai perdu le contrôle». Finalement, votre analyse contextuelle vous permettra aussi de développer des stratégies de réponses pour gérer ces sentiments.

Il est recommandé en outre de conforter tous les sentiments qui participent à la réduction du stress – comme le plaisir, la sérénité, la joie, le bien-être, la gaîté etc., etc., etc.

N’hésitez-pas à renforcer votre «muscle positif» émotionnel. Il est vrai que dans notre monde actuel, nous sommes quotidiennement bombardé(e)s pour l’essentiel de nouvelles négatives: accidents, crises, guerres, catastrophes et autres, et ceci ne vous facilite pas les choses. Car, naturellement, toutes ces nouvelles éveillent en vous aussi des sentiments – et malheureusement pas un seul qui véhicule la sécurité, la protection, la quiétude et la joie.

Prévenir le stress au niveau corporel

Les tâches accomplies dans la vie professionnelle sont plus que jamais de nature intellectuelle. Vous accomplissez donc un travail intellectuel avec pour conséquence: vous négligez généralement votre corps ou y prêtez attention tout au plus lorsque des douleurs physiques ou autres états problématiques commencent à apparaître. Sachant pourtant que le stress provoque des réactions corporelles, il est recommandé de se consacrer aussi à son corps dans sa propre prophylaxie de stress.

Votre respiration réagit à de nombreuses influences tant extérieures qu’intérieures. Elle est tantôt faible, tantôt profonde et ample. Parfois elle se bloque. Parfois même elle s’interrompt: vous retenez votre souffle. De quelque façon que vous respiriez, une chose est sûre: votre souffle est un cadeau. Car l’origine de votre souffle – malgré toutes les influences auxquelles il est soumis – c’est l’automatisme de la respiration: inspiration – expiration – petite pause, inspiration – expiration – petite pause. Vous n’avez pas à intervenir pour respirer.

Ilse Middendorf, qui développa l’étude du souffle et la thérapie par la respiration, a repris cette idée et l’a formulée de façon concise: «Le souffle, c’est l’instant présent. Je respire – c’est immédiat». Cela implique de laisser libre cours à sa propre respiration. Laisser au souffle son rythme naturel et l’accompagner est donc le mot d’ordre sur lequel vous pouvez vous concentrer en principe une fois dans votre journée – et que vous pouvez reprendre à votre compte pendant l’exercice suivant.

Beaucoup d’activités sont effectuées presque machinalement dans l’agitation (au travail) quotidienne sans que vous soyez plus fortement soumis(e) au stress. Vos pensées et votre attention sont attirées ailleurs et très souvent vous ne percevez plus ce que vous faites sur l’instant. Pouvoir focaliser régulièrement son attention sur le présent, aide à réduire son propre tempo et à retrouver la tranquillité d’esprit. A cet égard, votre attention doit se porter sur toute chose – sur votre repas aussi. Au lieu de tout engloutir dans la précipitation, octroyez-vous le plaisir d’apprécier un bon repas.

Instaurer peu à peu d’autres rituels qui servent de réducteurs de stress au niveau corporel. Concentrez-vous en cela sur les petites choses. Car point n’est besoin de courir un marathon pour réduire son stress. Un réducteur de stress peut être une simple promenade de trente minutes dans la forêt. En fait, c’est tout ce qui contribue au bien-être de votre corps.

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