Attitude managériale: Les 11 comportements dévastateurs!
Contenu
- Quels sont les 11 comportements managériaux les plus dévastateurs à éviter en entreprise ?
- Attitude managériale numéro 1: Le manager qui fait preuve d’arrogance
- Attitude managériale numéro 2: Celui qui a un penchant pour le mélodrame
- Attitude managériale numéro 3: Celui qui passe des rires aux larmes sans prévenir
- Attitude managériale numéro 4: Celui qui s’entoure de précautions excessives
- Attitude managériale numéro 5: Celui qui ne fait confiance à personne
- Attitude managériale numéro 6: Celui qui instaure systématiquement une distance
- Attitude managériale numéro 7: Celui qui se pense comme «au dessus des règles»
- Attitude managériale numéro 8: Celui qui place l’excentricité au dessus au sommet de ses valeurs
- Attitude managériale numéro 9: Celui qui se complait dans la résistance passive
- Attitude managériale numéro 10: Celui qui fait preuve d’un perfectionnisme monstreux
- Attitude managériale numéro 11: Celui qui cherche à plaire à tout prix
- FAQ: Attitude managériale
EN BREF
Le management efficace repose moins sur l'absence de défauts que sur la conscience de ses propres tendances négatives. L'article identifie 11 comportements toxiques, allant de l'arrogance et du mélodrame à la paranoïa ou au perfectionnisme excessif, qui peuvent anéantir le climat de travail et la performance des équipes. Reconnaître ces signes, souvent subtils au départ mais dévastateurs lorsqu'ils convergent, est essentiel pour éviter les erreurs de casting et préserver la santé organisationnelle.
À retenir:
- L'arrogance et le refus d'écouter les collaborateurs bloquent l'innovation et le moral.
- L'instabilité émotionnelle et le mélodrame détournent l'énergie de l'équipe vers la gestion des humeurs plutôt que vers le travail.
- La méfiance excessive et la distance émotionnelle empêchent la construction de la confiance nécessaire à la coopération.
- Le perfectionnisme maladif et l'incapacité à décider paralysent les projets et gaspillent du temps.
- La volonté de plaire à tout prix ou de se singulariser par l'excentricité compromet la crédibilité et la prise de décision.

Aides de travail appropriées
Quels sont les 11 comportements managériaux les plus dévastateurs à éviter en entreprise ?
Vous voulez éviter de recruter la prochaine erreur de casting? Ouvrez les yeux, tendez l’oreille et tenez-vous prêt à traquer ces 11 facteurs clés typiquement caractéristiques des «managers boulets»! Une précision toutefois... Nous sommes tous susceptibles de présenter l’un ou l’autre de ces traits... (reconnaîtrez-vous les vôtres?), c’est donc bien la convergence de plusieurs d’entre eux qui devra vous alerter!
Attitude managériale numéro 1: Le manager qui fait preuve d’arrogance
«J’ai raison et les autres ont tort!» Voilà à peu de chose prêt à quoi ressemble la façon de voir le monde du manager arrogant... Pour lui, les autres sont des «bozos» sans cervelle tout juste bons à faire la grimace pour amuser la galerie, rien de plus, rien de moins. Consulter les autres? Pour quoi faire? Il a déjà fait le tour de la question! Prendre en compte les remarques d’un collaborateur? Par pitié, ne lui faites pas perdre son temps! C’est vrai après tout... En quoi l’avis d’une personne lambda (en gros quelqu’un qui n’est pas lui...) pourrait lui apporter quoi que ce soit?
Attitude managériale numéro 2: Celui qui a un penchant pour le mélodrame
Son problème? Il est convaincu que pour exister vraiment, il doit impérativement être le centre exclusif de toutes les attentions. Du coup, il est capable de mettre en place toutes les stratégies imaginables pour se faire remarquer, quitte à (se) mettre en danger ou à saborder ses propres succès. Le problème de ces grands sentimentaux, c’est que leur penchant pour la mise en scène a tôt fait de devenir le moteur principal de leur vie au travail. Du coup, ils passent souvent plus de temps à essayer de capter l’attention des autres qu’à faire le job pour lequel ils reçoivent un chèque en fin de mois! Alors, à moins de recruter pour Zavatta, si vous croisez «Krustie le Clown», rendez-vous service et passez votre chemin!
Attitude managériale numéro 3: Celui qui passe des rires aux larmes sans prévenir
Celui-ci est capable de vous accueillir avec le sourire et les croissants chauds à 9 heures... et de vous «en coller une» verbalement (dans le meilleur des cas...) à 10h30 sous prétexte que vous n’avez pas rangé l’agrafeuse à sa place! Les managers qui souffrent de «troubles de l’humeur» ont généralement un effet dévastateur sur le moral de l’équipe. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils anéantissent le climat de quiétude dont leurs équipes ont besoin (au moins à minima) pour donner le meilleur d’eux-mêmes au travail. De plus, les collaborateurs de ce type de managers dépensent souvent beaucoup d’énergie à détecter les signes annonciateurs des colères de DuBoss... en définitive, autant d’énergie non orientée vers la réalisation de leur propre travail!
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Attitude managériale numéro 4: Celui qui s’entoure de précautions excessives
Lui son problème, c’est que la décision qu’il s’apprête à prendre pourrait bien être la toute première de sa vie! En effet, à force de mesurer le pour et le contre de chacune des options qui se présentent à lui dans le travail, il finit souvent par crouler sous les tableaux Excel qu’il utilise pour lister les avantages et les inconvénients des solutions à sa disposition. Pourtant, au fond de lui, il sait bien que les 2 offres qu’il est en train d’étudier sont quasiment équivalentes... le problème, c’est que dans un même temps, il est persuadé qu’il existe toujours UNE meilleure solution et il ne peut se résoudre à passer à côté! Mon conseil? Coupez-lui Excel et obligez-le à bosser dans l’urgence!
Attitude managériale numéro 5: Celui qui ne fait confiance à personne
Les personnes qui voient le mal partout sont incapables d’établir un climat de confiance. Or, c’est justement dans les environnements baignés de confiance réciproque que les talents des uns et des autres parviennent à s’exprimer le plus facilement! Si vous voulez bâtir des équipes soudées, capables de progresser réellement et d’évoluer sur un mode vraiment coopératif, ne recrutez jamais de managers «paranos» à l’extrême... Si cette qualité (la paranoïa) permet de réussir dans certaines fonctions bien précises (achats, juridique, veille concurrentielle voire direction générale...), elle n’a pas sa place dans le palmarès des qualités qui caractérisent les managers intermédiaires de génie!
Attitude managériale numéro 6: Celui qui instaure systématiquement une distance
Introduire une distance émotionnelle forte entre soi et les autres est souvent une façon de se protéger. Les personnes qui se comportent de cette manière ont habituellement une faible estime d’elles-mêmes et se sentent facilement mises en danger par les qualités des autres. Comme elles ne se pensent pas capables de faire face et de développer de nouvelles compétences, elles présentent souvent une aversion profonde pour la compétition et s’en tiennent donc à distance en dédaignant leur adversaire (le collègue, le supérieur ou le collaborateur talentueux...). En réduisant mentalement l’autre à zéro (par le dédain et la distance), ils s’arrangent ainsi pour éviter la «confrontation». «Après tout, je ne vais quand même pas m’abaisser à entrer en compétition avec une personne qui ne le mérite pas!».
Attitude managériale numéro 7: Celui qui se pense comme «au dessus des règles»
Pour ce genre de personnes, les règles sont des suggestions, éventuellement des lignes directrices que l’on est libre de suivre ou d’ignorer... rien de plus. En plus, ce n’est même pas la peine de perdre votre temps à essayer de leur faire comprendre que les procédures sont nécessaires au bon fonctionnement du groupe ou qu’elles facilitent la réalisation des objectifs de chacun... Les intolérants à la règle ont souvent les plus grandes difficultés à réévaluer leurs positions! Bien sûr, certains créatifs de génie ont parfois cette attitude un peu «désinvolte» vis-à-vis de la «Loi» et c’est bien ce qui leur permet de provoquer des ruptures et de créer de vraies différences! Le problème, c’est que toutes les personnes qui se sentent au dessus des règlements en entreprise ne sont pas des créatifs... et encore moins des génies!
Attitude managériale numéro 8: Celui qui place l’excentricité au dessus au sommet de ses valeurs
Certains managers ont besoin de se sentir différents. Pas plus «compétents», ni même plus «performants»… Juste «différents»! Le besoin de se singulariser peut prendre des formes diverses. Pour certains, ça passera par le fait d’arborer un imposant noeud papillon à pois plutôt que de mettre une cravate unie (…là ça va, c’est pas violent !), pour d’autres en revanche, cela passera par le fait de se mettre à faire les choses dans le sens contraire de la marche de manière systématique, pour le plaisir de prouver «au monde» qu’ils ne sont pas comme les autres et que leur «différence» leur permet d’être «mieux que les autres». Il en est ainsi de ces managers ou de ces commerciaux qui se targuent de ne jamais préparer leurs présentations, la «répétition» étant jugée trop scolaire et du coup pas assez valorisante pour eux. Résultat, ils se plantent souvent en beauté au moment de faire la démo et s’en sortent en prétendant que cela n’est pas un grand mal et qu’ils feront mieux la prochaine fois!
Checklist pratique
- Le candidat exprime-t-il systématiquement que ses idées sont supérieures et dédaigne-t-il les contributions des autres ?
- Obsède-t-il la mise en scène et la recherche d'attention au détriment des résultats concrets ?
- Son humeur varie-t-elle de manière imprévisible, créant un climat d'insécurité pour l'équipe ?
- Prend-il des décisions excessivement lentes en s'enfermant dans l'analyse de détails mineurs ?
- Manifeste-t-il une méfiance généralisée et refuse-t-il de déléguer par peur de perdre le contrôle ?
- Maintient-il une distance émotionnelle excessive pour éviter toute compétition ou confrontation ?
- Conteste-t-il les règles et procédures établies en se considérant au-dessus des normes ?
- Recherche-t-il une singularité excentrique qui nuit à la cohérence de son action professionnelle ?
- Utilise-t-il la résistance passive (retards, absentéisme) pour exprimer son mécontentement ?
- Est-il obsédé par la perfection des détails au point de négliger la pertinence globale du projet ?
- Évite-t-il toute décision impopulaire par peur de décevoir ou de ne pas être aimé ?
Attitude managériale numéro 9: Celui qui se complait dans la résistance passive
Les «résistants passifs» ont les plus grandes difficultés à s’affirmer de manière raisonnée et adulte... Du coup, plutôt que de provoquer ouvertement les discussions lorsqu’ils en éprouvent le besoin (Pour demander une augmentation de salai re, pour obtenir un élargissement de leurs responsabilités, pour traiter un point de désaccord...) ils ruminent leurs préoccupations dans leur coin, interprétant les silences des autres comme des refus catégoriques à leurs demandes non exprimées. C’est alors souvent à ce moment qu’ils s’enferment dans une forme d’ «agressivité passive». Ils se mettent à arriver plus tard, à partir plus tôt, à en faire le minimum, ils «tombent malades» à répétition... et pour finir, lorsque les autres finissent par les confronter, ils se plaignent de n’être pas écoutés et se victimisent. C’est vrai après tout, ce n’est pas parce qu’il n’a rien dit que vous ne pouviez pas deviner!
Attitude managériale numéro 10: Celui qui fait preuve d’un perfectionnisme monstreux
Lui, on l’imagine parfaitement en dangereux psychopathe, peaufinant les moindre détails de son prochain larcin... et finissant par se faire bêtement coincer parce qu’il n’aura pas su reprendre de la hauteur! Tout comme les serials killers, les «perfectionnistes maladifs» sont souvent obsédés par le fait de «FAIRE LES CHOSES BIEN»... et beaucoup moins par celui de «FAIRE LES BONNES CHOSES»! Du coup, ils passent énormément de temps à traiter des détails, à rédiger des plans, à sécuriser leurs décisions en faisant une recherche de plus ou une ultime vérification supplémentaire. Mais manque de chance, tous ces efforts se révèlent parfois vains du simple fait qu’ils n’ont pas pensé à valider que le projet dans lequel il s’était engagé était réellement pertinent. Que de temps perdu parfois... pour eux comme pour les autres!
Attitude managériale numéro 11: Celui qui cherche à plaire à tout prix
Lui, c’est celui qui veut faire plaisir à papa et maman, celui qui a peur de décevoir et qui se met à déployer la majeure partie de son énergie à coller aux attentes de ses interlocuteurs. Ce qui est embêtant, c’est qu’à force de vouloir plaire à tout le monde il finit souvent par ne plus se faire encadrer par personne ! Pour beaucoup d’entre nous, le fait que l’on ne puisse pas faire l’unanimité apparaît comme une réelle évidence... Pour eux en revanche, ne pas briller dans les yeux de l’Autre provoque chez eux un vacillement puissant de leur narcissisme et de leur personnalité toute entière... Un conseil, ne mettez jamais ce type de personne en position de manager les autres... sauf si vous pensez que l’on peut manager sans jamais prendre de décision impopulaire!
FAQ: Attitude managériale
Pourquoi l'arrogance est-elle considérée comme un comportement dévastateur pour un manager ?
L'arrogance empêche l'écoute et l'humilité, deux qualités essentielles pour intégrer les retours d'expérience et valoriser les compétences de l'équipe. Un manager arrogant isole son équipe et stagne dans ses certitudes.
Comment le perfectionnisme peut-il nuire à la performance d'un projet ?
Le perfectionnisme excessif conduit souvent à une focalisation sur les détails au détriment de la vision d'ensemble. Cela entraîne des retards, des coûts supplémentaires et peut faire rater l'objectif principal du projet.
Quel est l'impact d'un manager qui cherche à plaire à tout prix ?
Un manager qui craint de décevoir évite de prendre des décisions nécessaires, même si elles sont impopulaires. Cela crée de l'ambiguïté, affaiblit son autorité et empêche l'équipe de progresser clairement.
Est-il possible de corriger ces comportements managériaux ?
La prise de conscience est la première étape. Cependant, lorsque plusieurs de ces traits convergent, ils sont souvent ancrés dans la personnalité et difficiles à modifier sans un accompagnement professionnel lourd et une volonté forte de changement.
Comment distinguer une distance émotionnelle saine d'un comportement toxique ?
Une distance professionnelle permet de maintenir l'objectivité, tandis qu'un comportement toxique se caractérise par un dédain actif, un refus de compétition et une incapacité à se connecter aux autres, souvent par insécurité.