Erreurs de management: 7 erreurs fatales à éviter

Aides de travail appropriées
En bref
Les erreurs de management peuvent rapidement démotiver les collaborateurs et nuire aux performances de l’entreprise. Certaines pratiques managériales, souvent inconscientes, détruisent progressivement l’engagement, la confiance et la motivation au sein des équipes. Les dirigeants qui souhaitent créer une organisation performante doivent donc identifier ces comportements et les corriger.
À retenir :
- Le comportement du dirigeant influence directement la motivation des collaborateurs.
- Un manque de reconnaissance ou de communication réduit l’engagement.
- La confiance, la transparence et l’équité sont des bases essentielles du leadership.
- Une culture de peur ou de favoritisme freine la performance collective.
- Les compétences de leadership peuvent s’apprendre et se développer.
Diriger, c’est faire progresser les autres. En fin de compte, ce sont les collaborateurs qui déterminent le succès ou l’échec d’une entreprise. Ils doivent non seulement mettre leurs compétences au service de l’entreprise, mais aussi leur volonté d’apporter une contribution positive. Des collaborateurs démotivés et frustrés sont improductifs et peuvent même nuire à l’entreprise. Les individus cherchent un sens à leur travail. Au travail, ils peuvent développer leur potentiel et leurs capacités et célébrer leurs réussites. Pour cela, il faut une mission porteuse de sens et des conditions-cadres appropriées.
Un entrepreneur ou un dirigeant doit encourager les collaborateurs dans leur développement, leur offrir les meilleures conditions-cadres, les placer au bon poste et dans la bonne équipe. Ce n’est qu’ainsi qu’ils peuvent contribuer à accroître la valeur de l’entreprise. Le succès durable d’une entreprise repose sur la combinaison d’une stratégie adéquate, d’une structure organisationnelle clairement définie et de dirigeants efficaces.
Accéder facilement à un poste de direction
La plupart des cadres accèdent à des fonctions dirigeantes grâce à leurs compétences techniques et spécialisées. La gestion des personnes, des collaborateurs, est une tâche à laquelle très peu d’entre eux sont réellement préparés. Pourtant, les compétences de direction peuvent s’acquérir si le dirigeant en a la conscience et la volonté.
Les débuts ne sont pas si difficiles lorsqu’on prend d’abord conscience de ce que l’on peut réellement faire de travers dans le cadre des tâches quotidiennes tout à fait normales. Quiconque commet une erreur remarque à bien des égards que son leadership reste « inefficace » : dans les réactions directes du collaborateur concerné, dans l’ambiance au sein de l’entreprise et dans l’engagement des collaborateurs. Apprendre à « cerner » les collaborateurs fait partie des premiers exercices auxquels doit se livrer un dirigeant.
Les dirigeants ont besoin de collaborateurs
Ce n’est pas l’entrepreneur qui décide qui est un bon dirigeant, mais uniquement les collaborateurs. Même un entrepreneur qui dirige lui-même son entreprise doit, en tant que dirigeant, s’aligner sur les attentes de ses collaborateurs.
Les bons dirigeants parviennent à augmenter de manière supérieure à la moyenne les performances des collaborateurs et, par conséquent, la productivité de l’entreprise. Un leadership efficace crée un climat dans lequel les collaborateurs prennent plaisir à travailler et sont prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes.
Ces dirigeants ont réussi ce qui distingue un véritable dirigeant d’un simple supérieur hiérarchique : les collaborateurs veulent les suivre.
Les dirigeants commettent des erreurs de management – chaque jour, souvent inconsciemment. Sept erreurs de management se sont toutefois révélées être des « erreurs fatales ». Elles doivent absolument être évitées, car elles conduisent les collaborateurs à se désengager, à se mettre en « émigration intérieure », à ne plus se comporter de manière loyale et à ne plus mettre leurs compétences au service de l’entreprise.
Erreur de management fatale n° 1 : « Kill enthusiasm »
Le supérieur hiérarchique sape l’enthousiasme et la motivation de ses collaborateurs.
Encourager l’enthousiasme et la motivation
Tous les collaborateurs connaissent cette situation : un chef considère tout comme allant de soi et dirige selon la devise « Pas de commentaire, c’est déjà un compliment suffisant. » Les éloges et la reconnaissance sont rares chez ce type de dirigeants, mais dès que quelque chose ne fonctionne pas, la critique tombe immédiatement.
Les idées des collaborateurs sont ignorées ou, pire encore, présentées comme étant celles du chef. Lorsque la communication a lieu, elle se fait le plus souvent sur un ton peu valorisant, parfois même en criant. À chaque échange, ce sont les problèmes qui occupent le devant de la scène. Le mot « feedback » est inconnu.
En réalité, le collaborateur ne sait jamais vraiment à quoi s’en tenir. Une seule chose est claire pour lui : il est toujours le bouc émissaire, il doit faire ce qu’on lui dit – et malheur à lui si cela ne fonctionne pas.
Valorisation et communication
Il se peut que les dirigeants soient débordés ou soumis à une forte pression. Peut-être s’énervent-ils simplement contre le collaborateur parce que celui-ci fonctionne différemment d’eux. Une personne très créative et rapide dans la mise en œuvre s’agacera peut-être d’un collaborateur qui exprime des réserves. Mais cela ne justifie en rien un ton brusque et un manque de reconnaissance.
Il serait bien plus judicieux d’écouter attentivement, de prendre ces réserves au sérieux et d’en discuter. Il se peut que la personne qui émet ces réserves contribue à approfondir une idée et à éviter des erreurs de management.
Un dirigeant doit s’intéresser à son collaborateur, apprendre à le connaître et faire preuve d’attention. L’engagement du collaborateur doit être pris en compte et apprécié. Les deux parties doivent rester en dialogue et communiquer régulièrement, de manière formelle et informelle. Une critique juste et honnête est perçue par les deux comme une opportunité d’amélioration.
Erreur de management fatale n° 2 : « Kill emotion »
Les sentiments sont bannis – dans cette entreprise, il n’y a pas de cordialité.
Laisser place aux sentiments
Où nous sentons-nous le plus à l’aise ? Là où l’on nous accueille avec un sourire et un salut amical, ou là où l’on nous adresse à peine un « bonjour » bourru ?
« Une entreprise n’est pas une oasis de bien-être, mais un lieu de travail », objecteront certains. Mais cela simplifie la réalité à l’extrême.
Les entreprises récompensées dans le cadre du concours « Les meilleurs employeurs d’Allemagne » ont un point commun qui devrait faire réfléchir : la plupart d’entre elles affichent des résultats économiques supérieurs à la moyenne, comme le confirme Frank Hauser, directeur de l’étude et gérant de « Great Place to Work Allemagne ».
De plus, dans les entreprises où la satisfaction des collaborateurs est élevée, l’absentéisme pour cause de maladie et le taux de rotation du personnel sont relativement faibles. Des enquêtes montrent par ailleurs que le supérieur hiérarchique direct joue un rôle déterminant dans le bien-être d’un collaborateur au sein de l’entreprise.
En règle générale, les collaborateurs ne quittent pas l’entreprise, mais leur supérieur hiérarchique direct.
Un sourire ouvre les cœurs
Se sentir bien ne signifie pas renoncer aux exigences de performance. Il s’agit du climat au sein de l’entreprise, de l’environnement de travail, des relations et de la communication entre les personnes, ainsi que des préoccupations des collaborateurs.
La joie grandit, la déception diminue lorsqu’on la partage. Les moments critiques sont plus faciles à surmonter lorsque chacun reste aimable et équitable. On touche les gens au cœur, pas à la tête.
Celui qui aborde les autres avec un cœur ouvert et un sourire saura les convaincre et trouvera une oreille attentive. La bonne humeur se propage.
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Erreur de management fatale n° 3 : « Kill explanation »
Le collaborateur reçoit peu d’informations ; beaucoup de choses restent opaques et incompréhensibles.
Assurer la transparence par la communication
Le spécialiste de la communication et psychothérapeute Paul Watzlawick a déclaré : « On ne peut pas ne pas communiquer. » Pourtant, certains dirigeants parviennent au moins à éviter la communication verbale.
Ils se complaisent dans le rôle de gardiens du secret ; peut-être sont-ils simplement incapables de lâcher prise ou craignent-ils que quelqu’un ne leur vole leur poste s’ils divulguent des informations.
Lorsque tout le monde dispose des mêmes informations, certains y voient une perte de pouvoir ; ce que l’on appelle le « savoir de pouvoir » disparaît. Il n’y a plus de « monopole intellectuel ».
La communication renforce la confiance
Celui qui fournit à son collaborateur toutes les informations nécessaires lui permet d’assumer ses responsabilités. La communication renforce la compréhension mutuelle, favorise l’échange d’idées, stimule la réflexion et permet au collaborateur de savoir ce que l’on attend de lui.
Il existe de nombreuses possibilités de communication entre les cadres et les collaborateurs : réunions d’équipe, entretiens individuels, journal d’entreprise, discussions informelles à la machine à café ou dans d’autres lieux de rencontre, sur le lieu de travail, par e-mail, newsletter, intranet, lors de réunions et d’événements.
Il s’agit de choisir le canal le plus approprié à chaque situation.
Lorsque des changements importants sont à venir dans l’entreprise, il est judicieux d’informer tous les collaborateurs simultanément et régulièrement. Le journal d’entreprise, par exemple, est tout à fait adapté à cet effet.
Les entretiens individuels ou les rencontres informelles permettent de prendre le pouls de l’ambiance générale au sein de l’entreprise. Des enquêtes régulières et sérieuses auprès des collaborateurs, de préférence menées par un prestataire externe, permettent également de se faire une idée de l’état d’esprit général.
La communication personnelle permet une différenciation individuelle : elle permet de faire preuve d’empathie et d’émotion et favorise la confiance.
Bien entendu, les entrepreneurs ou dirigeants ne peuvent pas s’entretenir régulièrement avec tous les collaborateurs – c’est pour cela qu’il existe différents niveaux hiérarchiques. Il est important de créer des occasions où la direction peut être interpellée, par exemple lors de visites dans l’entreprise, de tables rondes, de réunions, de conférences ou d’événements.
Sans communication, il n’y a pas de relation entre collaborateurs et dirigeants. Une culture du « on parle les uns des autres plutôt qu’entre nous » s’installe. Les rumeurs remplacent les faits.
Erreur de management fatale n° 4 : « Kill engagement »
Deux des valeurs les plus importantes – l’engagement et la confiance – sont bafouées.
Être engagé
Il existe des entreprises dans lesquelles aucune mesure concrète n’est décidée lors des réunions. On ne définit pas clairement qui doit faire quoi et dans quel délai ; tout reste vague et sans engagement. Une phrase typique est : « Nous devrions nous en occuper un de ces jours. »
Les dirigeants faibles aiment se soustraire à leurs engagements. Ils laissent les sujets en suspens et attendent que quelque chose se produise. Ils renvoient volontiers la responsabilité « vers le haut » afin de s’en décharger. Ils évitent les décisions, en particulier les plus difficiles.
Les collaborateurs sont maintenus dans l’incertitude ou apprennent trop tard ce qui les attend. La situation devient particulièrement problématique lorsque les collaborateurs doivent assumer la responsabilité des manquements de leur supérieur.
Dans les entreprises dirigées de cette manière, les stratégies ne sont pas mises en œuvre et les plans restent lettre morte.
Soutenir ses collaborateurs
Les valeurs de responsabilité et d’engagement jouent ici un rôle central. Tout responsable devrait en faire ses principes directeurs. La responsabilité signifie assumer la responsabilité de soi-même et des autres, assumer ses propres décisions ainsi que ses erreurs.
L’engagement signifie tenir parole, ne pas chercher d’excuses, respecter ses engagements et faire preuve de cohérence.
Les dirigeants qui incarnent ces valeurs de manière crédible sont perçus comme honnêtes et authentiques. Les collaborateurs veulent savoir à quoi s’en tenir.
Erreur de management fatale n° 5 : « Kill environment »
Dans certaines entreprises règne une culture de la peur. Les erreurs sont dissimulées, les collaborateurs sont mis en concurrence et les jeux de pouvoir dominent.
Ne pas jouer à des jeux
Lorsque les collaborateurs ont peur de se tromper ou que des jeux de pouvoir dominent, l’initiative personnelle, la créativité et la loyauté disparaissent.
La seule solution consiste à instaurer une culture dans laquelle les erreurs sont autorisées à condition d’en tirer des enseignements. Les dirigeants doivent montrer l’exemple, encourager l’apprentissage et donner régulièrement du feedback.
Erreur de management fatale n° 6 : « Kill enticement »
Dans cette entreprise, il n’y a ni éloges ni remerciements.
La reconnaissance est irremplaçable
La reconnaissance personnelle, les éloges et la gratitude sont irremplaçables – non seulement pour des performances exceptionnelles, mais aussi pour les tâches quotidiennes.
Par de petits gestes, les dirigeants peuvent montrer aux collaborateurs qu’ils les prennent au sérieux. Un supérieur qui félicite sincèrement ses collaborateurs contribue grandement à l’ambiance de travail.
Erreur de management fatale n° 7 : « Kill equity »
Le supérieur hiérarchique a des favoris et privilégie certains collaborateurs.
Voir le collaborateur sous un autre angle
Le favoritisme apparaît souvent inconsciemment. Pourtant, dans la vie professionnelle, chaque collaborateur mérite la même attention et les mêmes opportunités.
Les dirigeants doivent donc se remettre régulièrement en question, identifier les forces de leurs collaborateurs et leur offrir les conditions nécessaires pour les développer.
Si certains collaborateurs sont mis à l’écart, ils se démotivent et se désengagent. Dans un contexte de pénurie de personnel qualifié, les entreprises ne peuvent pas se permettre une telle perte de potentiel.
Checklist pratique : éviter les erreurs de management
- Valoriser régulièrement le travail et les idées des collaborateurs.
- Maintenir un climat de travail respectueux et cordial au sein de l’équipe.
- Expliquer les décisions et partager les informations importantes.
- Clarifier les responsabilités, les objectifs et les délais.
- Assumer ses décisions et soutenir ses collaborateurs en cas de difficulté.
- Encourager une culture constructive de l’erreur et de l’apprentissage.
- Exprimer de la reconnaissance, même pour les contributions quotidiennes.
- Traiter tous les collaborateurs de manière équitable et transparente.
- Favoriser le dialogue et les retours réguliers.
- Se remettre régulièrement en question en tant que dirigeant.
FAQ : erreurs de management
Quelles sont les erreurs de management les plus fréquentes ?
Les plus courantes concernent le manque de reconnaissance, une communication insuffisante, l’absence de transparence, l’évitement des responsabilités, une culture de peur ou encore le favoritisme.
Pourquoi les erreurs de management sont-elles dangereuses pour l’entreprise ?
Elles entraînent une baisse de motivation, une perte de confiance et parfois un désengagement des collaborateurs. À long terme, cela peut affecter la productivité et la rétention du personnel.
Comment un dirigeant peut-il améliorer son leadership ?
En développant ses compétences relationnelles, en sollicitant régulièrement des retours de ses collaborateurs et en adoptant une communication ouverte et transparente.
La reconnaissance est-elle vraiment importante au travail ?
Oui. Les éloges et les remerciements renforcent l’engagement des collaborateurs et contribuent à créer un climat de travail positif.
Peut-on apprendre à devenir un bon dirigeant ?
Oui. Les compétences de leadership s’acquièrent grâce à la formation, à l’expérience et à une réflexion régulière sur ses pratiques managériales.
Pour aller plus loin :
Nouveau cadre: Évitez ces 10 erreurs typiques (W+)
Leadership et management: Les qualités essentielles des leaders